Mercredi 7 janvier 2009

Une visite au Guatemala sera toujours incomplète tant que l'on aura pas mis les pieds dans l'un des fameux bus guatémaltèques.


Tout d'abord, d'où viennent-ils?
Ce sont d'anciens bus de ramassage scolaire des Etats-Unis. Après dix ans de service ils sont vendus, et très souvent rachetés par un chauffeur guatémaltèque. Le bus subit alors une transformation pour s'adapter à son nouvel usage: une nouvelle boîte de viesses, des chromes magnifiques, des rangées de sièges plus serrées... Et le bus est prêt à arpenter les routes du Guatemala. Chaque jour il couvrira plus de kilomètres qu'il n'en effectuait en une semaine lors de sa première vie aux Etats-Unis.

 


Comment on se sent quand on est dedans?
Un voyage en bus au Guatemala met nos cinq sens en éveil.
Tout d'abord la vue: de l'extérieur, au milieu des fumées noires d'échappement, ces bus sont magnifiques, pleins de couleurs invitant au voyage. A l'intéreur, si l'on n'a pas la chance de monter à la gare de départ, alors c'est le chaos dès le premier instant. Il y a souvent 3 ou 4 personnes sur des banquettes de deux, les porte-bagages au-dessus sont remplis de grands paniers de fruits et légumes, de sacs de maïs, etc.

 

C'est alors que le toucher entre en jeu: il faut se frayer un chemin parmi les passagers, ce qui implique bousculer une bonne moitié d'entre eux pour atteindre le fond du bus, s'asseoir sur les genoux d'un papy au passage car un virage brusque t'a fait perdre l'équilibre, avant d'enfin atteindre cette banquette que tu avais aperçue depuis deux minutes (le temps nécessaire pour atteindre le fond du bus) et de te tasser contre une dame en habit traditionnel qui prend ses trois enfants sur les genoux pour te laisser un peu de place.


               

Enfin assis, on peut maintenant écouter les doux bruits qu'implique un tel voyage: la musique à fond dans tout le bus, les coups de klaxons toutes les 30 secondes (je vous renvoie à un article de septembre dernier pour avoir les significations de ces coups de klaxon), l'employé du bus (il y a toujours une deuxième personne qui travaille dans le bus en plus du chauffeur, pour ramasser l'argent notamment) qui crie sans arrêt par la porte la destination du bus au cas où des personnes voudraient monter en marche, l'illuminé de service qui lit la bible à tue-tête puis passe parmi les rangs pour réclamer un peu d'argent, les poules dans le sac en toile sur le porte-bagages au-dessus, les cochons qui crient et qui courent dans tout le bus (ce sont bien les seuls qui arrivent encore à bouger tiens)... Et enfin les vendeurs de bords de route qui sautent dans le bus dès que celui-ci s'arrête afin de proposer leur marchandise.


Place au goût; ces vendeurs ambulants proposent de tout: eau, sodas, sandwiches, frites, pain, cacahuètes, chips, tortillas, aspirateurs, sapins de Noël... Bon d'accord, j'en rajoute peut-être un petit peu.
Et maintenant, qu'est-ce que ça sent? Les frites, les chips, la volaille (celle du sandwich mais aussi celle qui caquette dans le sac au-dessus), le vomis. Le vomis??!! Oh non! le bébé d'à côté m'a vomis sur les genoux! Ah non ouf, ce sont les genoux de sa maman; on est tellement serrés que j'ai cru que c'étaient les miens.

Et tout ça se déroule toujours dans la bonne humeur! Les Guatémaltèques ont toujours le sourire, quelles que soient les conditions de voyage.


A quelle vitesse ça roule un bus guatémaltèque?
Le plus vite possible.


Combien ça coûte de se faire peur?
Pas cher du tout; environ 1€ de l'heure.

par Maxime publié dans : Guatemala & Co.
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Lundi 5 janvier 2009

Le jeudi et le dimanche des villageois du pays entier se retrouvent à Chichicastenango pour un des plus grands marchés traditionnels d'Amérique Centrale.




Toutes les rues sont envahies par des étals colorés. On y trouve de tout.

 

 


Nous ressentons tout de suite que la ville est encore imprégnée de chamanisme. D'ailleurs Chichi possède deux institutions religieuses et gouvernementales: D'une part, l'Eglise catholique et la République du Guatemala, d'autre part, la population indienne qui élit ses propres chefs civils et religieux afin qu'ils gèrent les questions locales, avec un conseil et un maire différents et un tribunal qui juge les affaires concernant uniquement la communauté maya.

 
Cofradia (confrérie religieuse traditionnelle) qui défile

par Laetitia et Lonely Planet publié dans : Guatemala & Co.
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Samedi 3 janvier 2009

Histoire de se réchauffer un petit peu, nous avons passé le réveillon du nouvel an aux Fuentes Georginas avec quelques amis.

 
Piscines d'eau chaude

 
A la sortie du bain il fait bien chaud, mais l'on se refroidit vite...


...un feu de cheminée dans notre bungalow s'impose donc!


Vue de jour

par Laetitia publié dans : Guatemala & Co.
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