Voyages
Et voilà, c’est déjà fini :-)
Mais notre séjour en Roumanie nous a ravis. Le dépaysement était au rendez-vous : pas une seule goutte de pluie en 10 jours et des paysages aussi jaunes que ceux d’Irlande sont verts.
Nous avons débuté par 2 nuits à Bucarest, une ville qui rappelle parfois Paris, en plus pauvre cependant. Nous y avons loué un appartement. Nous avons notamment vu le Palais du Parlement (2ème plus grand bâtiment du monde, construit sous Ceausescu avec le concours de 700 architectes), le musée du village qui reconstitue les habitats ruraux des XIX-XX èmes siècles dans les différentes régions du pays, et la vieille ville.
Ou sommes nous?
Palais du Parlement
Rues de Bucarest
Nous avons ensuite passé 2 nuits à Purcăreni, petit village à 20 km de Braşov. Braşov est une jolie ville au centre remarquablement conservé, à 150 km au Nord de Bucarest. Les rues piétonnes aux façades colorées sont très agréables. Mais c’est la qualité de l’accueil de nos hôtes à Purcăreni que nous retiendrons en premier lieu. Des repas gargantuesques et succulents, une chambre à la décoration traditionnelle chauffée par un poêle en faïence qui marche parfaitement (nous nous en sommes rendu compte lorsque nous avons involontairement transformé notre chambre en sauna en rajoutant des bûches alors que trois suffisaient pour la nuit !). Nous nous en inspirerons pour notre future maison ;-)
Brasov
Notre arrivée à Purcăreni avait pourtant été plutôt ratée car nous avions débarqué pendant un enterrement. On était sur le bord de la route, on s’était poussés pour laisser passer le cortège de 200 personnes toutes vêtues de noir. En tête du cortège une fanfare, puis le pasteur précédait la charrette-corbillard, et enfin les habitants du village fermaient la marche. On ne passait vraiment pas inaperçus avec nos gros sacs. Tout le cortège nous dévisageait sans chercher à le faire discrètement. On se disait que nos hôtes se trouvaient certainement là et qu’ils allaient deviner qui nous sommes. Et en effet, une petite dame sort du cortège et vient vers nous. Elle est bien-sûr tout en noir et il s’agit bien de notre hôte. Elle s’appelle Vilmi et parle très bien français. Elle s’excuse de ne pas être disponible pour le moment, on lui assure qu’elle doit prendre tout son temps et que nous patienterons aussi longtemps qu’il le faut, vu les circonstances. Alors elle regagne sa place dans le cortège…aux côtés du pasteur, juste devant le corbillard ! Laetitia et moi nous sentons très mal à l’aise. D’autant plus qu’elle n’assiste pas à l’enterrement et quitte la foule lors de l’arrivée au cimetière pour revenir vers nous et nous emmener chez elle. Nous sommes très gênés et nous posons de plus en plus de questions en arrivant dans la maison vide. Où est son mari ? Qui est décédé ? Pourquoi marchait-elle à côté du pasteur ? On n’ose rien demander jusqu’au diner. Lorsque nous descendons pour diner elle nous présente son mari (ouf !) : c’est le pasteur ! Il s’appelle Lajos. Nous mangeons tous les quatre. C’est une famille hongroise et protestante comme 60 % du village. Les autres villageois sont roumains et orthodoxes. Cette forte communauté hongroise dans tout le centre de la Roumanie s’explique du fait que cette région faisait partie de l’empire d’Autriche-Hongrie avant la Première Guerre mondiale.
Transylvanie
Le lendemain nous nous promenons toute la journée sur les collines qui surplombent le village, le chien de la maison « Big Feets » nous accompagne. Lajos nous a confié de bons bâtons de marche et nous a expliqué que ceux-ci ne servaient pas seulement à marcher mais également à nous défendre contre les chiens de berger qui attaquent l’homme. Lajos nous dit que nous ne devrions pas croiser de loups. Si on croise un ours on peut oublier nos bâtons et songer à courir. Enfin il nous faut éviter de passer par les camps tsiganes. Avant que nous nous séparions, il nous demande de régler dès maintenant pour la chambre, au cas où l’on rencontrerait des chiens de berger, ou des loups, ou un ours, ou des tsiganes. Finalement nous ne croiserons rien de tout ça et nous nous défendrons efficacement contre un lièvre qui essaiera de nous rançonner au détour d’un buisson. La vue sur les sommets enneigés des Carpates est magnifique. Le soir un excellent repas nous attend encore. (Bon, et on l’avoue, Vilmi et Lajos ne nous ont pas demandé de payer en avance ;-)
Big FeetS, pour nous proteger des nombreux chiens errants
La maison d’hôtes de Vilmi et Lajos Mátyás fait partie d’un regroupement 12 gîtes de tourisme équitable et solidaire. La venue des touristes permet de participer aux revenus des familles, qui en reversent une partie à l’association « Arbre de Joie » pour des actions sociales auprès des enfants et des jeunes de Purcăreni et Zizin. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter leur site internet :
"Sante-Bonheur" a la famille Matyas
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