Lundi 9 juillet 2007
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13:30
Nous avons passé une super semaine dans le Kerry (sud-ouest) à travailler sous la pluie parmi les tiques, et parfois sous le
soleil parmi les moustiques…et les tiques. Pendant cette semaine nous sommes allés tous les jours arracher les rhododendrons dans les bois et marécages où personne ne va. Ces jolies fleurs
originaires de Turquie infestent le parc et sont devenues une véritable nuisance pour la faune et surtout la flore originaires du Kerry. Les rhododendrons adultes peuvent en effet atteindre huit
mètres de hauteur et constituent un véritable parasol pour les plantes avoisinantes qui, privées de soleil, meurent (dans d’atroces souffrances).
Nous étions logés dans une auberge de jeunesse réservée aux bénévoles de l’association organisatrice (« Groundwork »). Comme nous n’étions que dix
bénévoles, il a été facile de faire connaissance rapidement avec les autres et l’ambiance a été excellente dès le premier contact. Les membres de l’équipe provenaient de France bien sûr, mais
aussi d’Irlande, de Corée du Sud, de Finlande et des Pays-Bas. Nous étions encadrés par trois Irlandais.
Chaque matin, après un petit déjeuner tous ensemble,
nous partions en minibus pour notre site de travail. Dan, le chauffeur, nous déposait sur un petit parking au bord de la route, et nous partions pour une demi-heure de marche avec bottes,
pantalon imperméable et K-way à travers marécages, rochers et buissons. Lorsqu’on atteignait notre camp de base (un bien joli nom pour une bâche déchirée tendue entre deux arbres), on prenait
pioches et sacs et partait à l’assaut des rhodos. Il y avait deux techniques de travail : soit on marchait en ligne avec quelques mètres entre chaque personne et on avançait tous ensemble
puis stoppait dès que quelqu’un trouvait un rhodo sur son chemin avant de reprendre notre ratissage lorsque le rhodo avait trépassé ; soit, lorsqu’un endroit était envahi de rhodos, on
travaillait tous pêle-mêle jusqu’à ce que le dernier rhodo ait succombé.
Bien sûr il y a rhodo
et rhodo. Les tout petits rhodos de quelques centimètres qui se cachent sous les autres plantes ou entre les pierres : arrachage à la main, facile ; et les rhodos plus âgés qui
nécessitaient une intervention à la pioche, voire à plusieurs pioches, et qui pouvaient prendre plus de vingt minutes à exterminer. Parfois même (dans de rares cas…) les rhodos étaient plus forts
que nous et seule l’intervention aux produits chimiques pouvait permettre de s’en débarrasser : il fallait alors les signaler par GPS pour que quelqu’un équipé vienne le traiter dans les
prochains jours. Beh oui, le traitement chimique ne peut se faire que par temps sec et on a eu de la pluie tous les jours cette semaine là. Les rhodos arrachés étaient placés dans nos sacs ou
accrochés dans les arbres, racines vers le haut pour qu’ils sèchent et meurent (dans d’atroces souffrances).
Tous en ligne
Attaque a la pioche et a la scie
Chaque midi quelques
sandwiches et du thé nous faisaient du bien avant un nouvel après-midi de labeur. Le soir on retournait retrouver Dan the man et son minibus et retour à l’auberge pour une bonne douche et une
chasse aux tiques.
Et quand on n'avait pas de sandwiches, on faisait avec les moyens du bord...
Attention aux ames sensibles: voici un tique :-(
Après le repas nos
« leaders » nous emmenaient pour une promenade commentée dans la nature, promenade qui se terminait toujours au pub.
On a ete oblige de la laisser :-(
Nous eviterons de publier la sequence d'apres ou la leader se fait ecraser par la pierre...hommage a Michelle...
Muckross House...Auberge plutot confortable!
Le vendredi soir on
est tous allés à Killarney pour une soirée très irlandaise (bière et musique dans les pubs) et très sympa. Le samedi, après une traversée en bateau des trois lacs du parc, nous avons fait une
marche au magnifique Gap of Dunloe (où nous étions déjà allés en octobre dernier). Les couleurs étaient différentes à cette saison. La pluie nous a accueillis au sommet et ne nous a plus laissé
jusqu’au retour à l’auberge. Le soir barbecue…à l’intérieur.
Le dimanche, au
revoir à tout le monde et retour à Dublin.
Nous tenons a preciser que seuls les rhododendrons ont souffert